Tous les articles par juliec

Jimmy Siméon

Jimmy est Ilnu et il a grandi à Mashteuiatsh qu’il a ensuite quitté pour cumuler une multitude d’expériences, tout en conservant un contact étroit avec sa famille, sa communauté et le territoire. Il est impliqué depuis trois ans avec le Parc Sacré de Mashteuiatsh, un organisme à but non lucratif qui œuvre à la sauvegarde et à la transmission des savoirs des Piekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales.

Il vient de terminer un certificat en études autochtones à l’Université de Montréal, ce qui complète son bac par cumul, qu’il a débuté à l’Université du Québec à Chicoutimi par un certificat en géographie et un autre en sciences de l’environnement. Il a rejoint l’équipe du projet de recherche à la fin de 2015. Son travail se concentre sur la base de données et sur les collections de Frank Speck qui se trouvent au NMAI et au Field Museum. Il se rendra aussi à 2 reprises à Kitigan Zibi pour participer à des rencontres de travail au Centre culturel.

Jimmy sera de retour à l’Université de Montréal en septembre 2016 pour entamer une maîtrise en ethnologie. Il étudiera la transformation et la reconstruction du lien avec le territoire traditionnel pour une famille ilnu à la suite d’une rupture de nature anthropique et intergénérationnelle.

Julie Graff

Julie a étudié à l’Université Concordia et à l’École du Louvre, et a obtenu un baccalauréat en histoire de l’art, puis une maîtrise en muséologie. Elle complète en ce moment un doctorat en histoire de l’art à l’Université de Montréal et an anthropologie culturelle à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Sa recherche porte sur la muséologie inuite au Nunavik. Dans le cadre du projet, elle mène une recherche documentaire sur les institutions muséales autochtones et sur les formations en muséologie autochtone.

Aanjeni Twenish

aanjeniAanjeni est une jeune cinéaste algonquine de la communauté de Kitigan Zibi. À l’été 2015, elle se joint au projet TSHIUE-NATUAPAHTETAU-KIGIBIWEWIDON en tant qu’assistante de recherche. Au sein de l’équipe, elle travaille en collaboration avec Melissa Morris et Véronique La Perrière M. sur Portraits des communautés, un projet vidéo réalisé à Kitigan Zibi et à Mashteuiatsh qui présente l’aspect humain de ces communautés, tout en témoignant de leur diversité et de leurs réalités.

Son implication dans le projet remonte cependant à août 2013, lorsqu’elle s’est rendue, avec quatre autres jeunes de Kitigan Zibi, au National Museum of the American Indian (NMAI), à Washington, dans le cadre d’un voyage d’études. Lors de cette visite, elle a pu étudier les objets recueillis dans sa communauté dans la première moitié du XXe siècle.

Aanjeni participe également au Wapikoni mobile, un studio ambulant qui parcourt les communautés autochtones afin d’offrir aux jeunes des Premières Nations des formations en création audiovisuelle. Des ateliers leur permettent de réaliser des courts métrages et des oeuvres musicales. Deux films d’Aanjeni sont présentés sur le site Web du Wapikoni mobile.

Pour visionner les films d’Aanjeni: http://www.wapikoni.ca/cineastes/aanjeni-twenish.

Voyage d’études à Chicago, du 19 au 23 octobre 2015

Un voyage d’études au Field Museum de Chicago a eu lieu à l’automne 2015 pour certains membres de l’équipe du projet faisant partie de la communauté de Mashteuiatsh et de l’Université de Montréal. La délégation s’est rendue au musée afin d’explorer des possibilités de co-commissariat dans le renouvellement de la partie Montagnais-Naskapi de l’exposition Peuple des boisés de l’Est, ainsi que pour documenter la collection d’objets reliés à la communauté ilnu.

Pour en savoir plus sur le Field Museum : www.fieldmuseum.org

L’inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé

L’Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé (IPKD) recherche les objets kanak à travers les musées de France et d’Europe afin de les situer, constater leur état, leur condition de conservation, et porter un regard sur le discours muséal qui en est fait. Aidés d’assistants, Emmanuel Kasarhérou (1) et Roger Boulay (2) inventorient, documentent, manipulent, photographient, croquent et numérisent les objets trouvés. Trente-cinq mille photos sont prises, des statistiques sont calculées sur la situation géographique des objets, le type de musées (3) qui les ont recueillis, le type d’objets (4) collectés, leur provenance, les dates d’acquisition, etc. Non exhaustives, ces données rassemblées forment un micromusée dont le but est de retracer l’évolution des objets pour les sortir d’une vision canonique. Le projet abouti, de nouvelles ressources collaboratives sont à entretenir entre les musées d’Europe notamment par l’intermédiaire de la plate-forme Kimuntu (5). Aujourd’hui, l’IPKD souhaite transférer toutes les informations collectées aux musées de Nouvelle-Calédonie et offrir un portfolio à tous les musées participants.

Pour en savoir plus, consultez le site Internet de l’équipe de l’IPKD : ipknkd.blogspot.com


Notes

(1) Conservateur en chef du patrimoine et chargé des missions à l’outre-mer au musée du quai Branly et ancien directeur de l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK)-Centre culturel Tjibaou.

(2) Ethnologue et spécialiste de l’Océanie.

(3) Ethnographiques, encyclopédiques, muséums d’histoire naturelle, etc.

(4) Armes, objets cérémoniels, etc.

(5) Annuaire virtuel des collections extraeuropéennes françaises et des professionnels associés au projet, Kimuntu est un site web qui rassemble les structures muséales, universitaires et professionnels qui travaillent en France à l’étude des civilisations extraeuropéennes, sous forme de fiches synthétiques classées géographiquement. Cette initiative est née à l’issue des Rencontres du quai Branly 2007-2008 et est soutenue par le musée d’Angoulême et Roger Boulay.
c.f : http://www.angouleme.fr/kimuntu/.

Clémentine Poiret

En 2009, Clémentine Poiret entame des études en histoire de l’art à l’Université de Montréal. Son mémoire de maîtrise est rédigé sous la direction d’Élise Dubuc. Ses intérêts de recherche portent essentiellement sur la mise en exposition et l’interprétation des objets extraeuropéens en milieu institutionnel occidental. Récemment établie en Nouvelle-Calédonie, elle espère pouvoir assouvir sa curiosité et étendre ses connaissances sur l’art kanak en occupant une place dans l’une des institutions muséales locales.

Dans le cadre du projet de collecte virtuelle d’objets muséaux ilnu de Mashteuiatsh et anishinabeg de Kitigan Zibi, elle constate des similitudes avec un autre projet, désormais abouti, à propos d’objets kanak. L’Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé (IPKD), facteur essentiel à sa recherche, est présenté dans le mémoire de Clémentine.

Résumé du mémoire

Interprétation du patrimoine culturel immatériel au musée du quai Branly. La (re)découverte de l’« autre » dans l’exposition « Kanak. L’art est une parole ».

L’objectif du mémoire de Clémentine est de porter un regard critique sur l’exposition du patrimoine culturel immatériel kanak, dernièrement proposée au musée du quai Branly. Ayant pour objet de corriger l’élitisme de l’eurocentrisme, le postcolonialisme est un courant de pensée qui vise à repositionner les acteurs et enjeux marginaux. Interdisciplinaire, le discours postcolonial suscite une pluridisciplinarité de perspectives pour inclure la voix des « autres ». Dans son étude, Clémentine a choisi de traiter du propos dans un cadre singulier. Son approche se consacre à une interprétation de l’« autre » par le musée du quai Branly, de manière à comprendre comment, aujourd’hui, la particularité du patrimoine culturel kanak y est exposée. Ce mémoire se propose d’effectuer un retour sur la venue du quai Branly dans le cadre de quelques problèmes récurrents concernant la perception et le traitement de l’objet non occidental, retour qui semble nécessaire à l’établissement d’un bilan sur les pratiques expositionnelles du patrimoine culturel immatériel dans l’exposition « Kanak. L’art est une parole ». Pour ce faire, les enjeux soulevés sont abordés dans les perspectives de l’histoire de l’art, de l’anthropologie et de la muséologie.

Par la muséographie qu’il met en place, le musée fait part au public de son parti-pris quant au discours didactique qu’il souhaite lui transmettre. Les choix effectués pour la mise en exposition et sa contextualisation expriment la définition que le musée donne aux objets qu’il contient. Le musée du quai Branly est un cas particulier. Promu au rang de musée d’ « art premier » à son ouverture, il expose des objets ethnographiques venus d’Afrique, d’Océanie, des Amériques ou encore d’Asie pour leurs qualités esthétiques. Clémentine soutient que loin de nos préceptes occidentaux, la difficulté de ce musée est de rendre compte de l’histoire de ces objets. Par exemple, l’expression artistique kanak soulève le fond du problème dans la mesure où elle prend forme à travers des ressources orales.

Alexandra Martin

martin_aAlexandra détient un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. S’intéressant aux musées de communauté et aux « first voice museums », elle a effectué un stage au Museum of the African Diaspora à San Francisco durant sa maîtrise. Sous la direction d’Élise Dubuc, elle a mené un travail dirigé sur les musées afro-américains et elle a interrogé le concept d’autoreprésentation culturelle dans les institutions muséales. En 2012, elle a commencé un doctorat en sociologie à l’Université de Montréal sous la direction de Sirma Bilge. Son projet de thèse porte sur les simulations militaires. Plus particulièrement, elle s’intéresse à la construction de faux villages afghans et iraquiens sur des bases militaires américaines. Elle se penche sur les discours dominants qui entourent la représentation de l’ennemi dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Les questions de représentation constituent donc un point majeur de ses recherches. Parallèlement, elle a fondé la compagnie Karatini Théâtre, un centre de recherche-création en quête d’une confluence entre art et recherche sociale. Alexandra a joint le projet TSHIUE-NATUAPAHTETAU-KIGIBIWEWIDONparce qu’elle s’intéresse toujours aux relations entre les musées et les Premières Nations, à la muséologie autochtone ainsi qu’aux enjeux de rapatriement.

Marinés Mejia Nuñez

mejia_nunez_mMarinés a étudié en sciences de la communication au Mexique, son pays d’origine. Elle est arrivée à Montréal en 2005 afin de compléter une maîtrise en muséologie à l’Université de Montréal. Durant ses études supérieures, elle a développé une expertise dans le domaine des musées communautaires au Mexique.

Elle a cumulé une expérience professionnelle principalement en communication sociale, en culture, en arts et en droits de la personne, particulièrement en ce qui a trait à l’égalité des genres. Marinés a travaillé au sein de compagnies privées ainsi que de manière indépendante durant plusieurs années à Montréal, au Mexique et au Pérou. Elle a participé à plusieurs mouvements sociaux et solidaires. De plus, elle s’est impliquée auprès d’organismes non gouvernementaux afin d’œuvrer à la valorisation de l’identité ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des communautés démunies, immigrantes ou autochtones au Mexique et au Pérou.

Jean-Denis Gill

Jean-Denis Gill a été le directeur général du Musée amérindien de Mashteuiatsh de février 2012 à janvier 2014 et directeur adjoint de la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh jusqu’en juin 2014. Après avoir obtenu un baccalauréat en administration des affaires à l’Université Laval, il a été agent de projet et agent de développement économique pour la Société de Développement Économique Ilnu (SDEI) de Mashteuiatsh, puis directeur général de la Corporation Médiatique Teuehikan, l’organisme qui gère la radio communautaire CHUK 107,3 de Mashteuiatsh. Il a également siégé à la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Saguenay–Lac-Saint-Jean et a présidé le Conseil régional de la culture du Saguenay–Lac-Saint-Jean de juin 2010 à juin 2014. Depuis septembre 2014 il occupe par intérim le poste de gestionnaire du secteur de la recherche à la Commission de la santé et des services des Premières Nations du Québec et du Labrador.