L’inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé

L’Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé (IPKD) recherche les objets kanak à travers les musées de France et d’Europe afin de les situer, constater leur état, leur condition de conservation, et porter un regard sur le discours muséal qui en est fait. Aidés d’assistants, Emmanuel Kasarhérou (1) et Roger Boulay (2) inventorient, documentent, manipulent, photographient, croquent et numérisent les objets trouvés. Trente-cinq mille photos sont prises, des statistiques sont calculées sur la situation géographique des objets, le type de musées (3) qui les ont recueillis, le type d’objets (4) collectés, leur provenance, les dates d’acquisition, etc. Non exhaustives, ces données rassemblées forment un micromusée dont le but est de retracer l’évolution des objets pour les sortir d’une vision canonique. Le projet abouti, de nouvelles ressources collaboratives sont à entretenir entre les musées d’Europe notamment par l’intermédiaire de la plate-forme Kimuntu (5). Aujourd’hui, l’IPKD souhaite transférer toutes les informations collectées aux musées de Nouvelle-Calédonie et offrir un portfolio à tous les musées participants.

Pour en savoir plus, consultez le site Internet de l’équipe de l’IPKD : ipknkd.blogspot.com


Notes

(1) Conservateur en chef du patrimoine et chargé des missions à l’outre-mer au musée du quai Branly et ancien directeur de l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK)-Centre culturel Tjibaou.

(2) Ethnologue et spécialiste de l’Océanie.

(3) Ethnographiques, encyclopédiques, muséums d’histoire naturelle, etc.

(4) Armes, objets cérémoniels, etc.

(5) Annuaire virtuel des collections extraeuropéennes françaises et des professionnels associés au projet, Kimuntu est un site web qui rassemble les structures muséales, universitaires et professionnels qui travaillent en France à l’étude des civilisations extraeuropéennes, sous forme de fiches synthétiques classées géographiquement. Cette initiative est née à l’issue des Rencontres du quai Branly 2007-2008 et est soutenue par le musée d’Angoulême et Roger Boulay.
c.f : http://www.angouleme.fr/kimuntu/.